Bardage bois et métallique à Alençon
Un bardage, c'est une peau ventilée posée devant un mur. Ce qui le fait durer n'est presque jamais la lame qu'on voit, mais l'ossature qui la porte et les quelques centimètres d'air laissés derrière.
On pose du bardage bois et du bardage métallique à Alençon : façade complète, pignon exposé, soubassement abîmé, sous-face de débord de toit. Pose neuve comme remplacement de lames fatiguées.
L'ordre est toujours le même : on regarde le mur et ce qu'il peut tenir, on fixe l'entraxe de l'ossature, puis on chiffre au mètre carré avec les angles et les encadrements comptés à part. Le devis part comme ça et arrive comme ça.
Nos prestations bardage
Bardage bois
Clin à recouvrement, pose verticale ou à claire-voie, en douglas, mélèze ou red cedar. Fixations inox obligatoires sur ces bois : l'acier ordinaire laisse une coulure noire sur la lame au bout d'un hiver.
Bardage métallique
Lames ou bacs en acier laqué et aluminium, teintes standard. Sur un pignon exposé au vent de plaine ou une façade sans débord de toit, c'est ce qui demande le moins d'attention dans le temps.
Remplacement de lames abîmées
Les premières rangées en pied de mur partent avant les autres : éclaboussures, neige au sol, gouttière qui déborde. On remplace la zone et on reprend la cause, sinon les lames neuves suivront les anciennes.
Angles, encadrements et sous-faces
Cornières d'angle, tableaux de fenêtres, arrêts en pied et en tête, habillage de sous-face de débord. C'est le poste qui fait la différence entre un bardage propre et un bardage qui a l'air posé à la va-vite.
Ce qui tient un bardage n'est pas ce qu'on voit
Derrière les lames, il y a une ossature en tasseaux fixée dans le mur, et derrière l'ossature une lame d'air. C'est elle qui fait durer l'ensemble : elle laisse sécher l'arrière des lames après chaque pluie et évacue l'humidité par le haut. Un bardage plaqué contre le mur, sans circulation, pourrit par derrière sans que rien ne se voie devant. Trois points se règlent au moment de la pose, et ils ne se rattrapent pas ensuite. L'entraxe des tasseaux d'abord, qui dépend du sens de pose et de l'épaisseur des lames. Les fixations ensuite : sur les murs en granite qu'on rencontre beaucoup ici, on ne visse pas comme dans un parpaing, il faut percer et cheviller en conséquence. La ventilation enfin, ouverte en pied et en tête, avec une grille anti-rongeurs en bas — sinon la lame d'air devient un couloir à nids. Le pied de bardage se traite à part. On garde une garde au sol de quelques centimètres et on soigne l'arrêt bas : c'est là que l'eau rebondit, et c'est toujours la première rangée qui trahit un bardage mal démarré.
La première année du bois, et ce qu'on ne promet pas
Un bardage bois brut ne reste pas de la couleur qu'il a le jour de la pose. Il grise, et il grise mal réparti : plus vite au sud et sur ce qui prend la pluie, plus lentement sous un débord de toit ou derrière un arbre. Ce n'est pas un défaut de pose ni un défaut du bois, c'est le comportement normal du douglas et du mélèze. On le dit avant de commander, parce que c'est la source de déception numéro un sur ce type de chantier. Vous avez trois façons de vivre avec, et elles se décident au devis, pas après. Laisser griser, et ne plus rien faire pendant trente ans. Passer un saturateur pour retenir la teinte, en sachant qu'il faut repasser tous les trois à cinq ans, sur toute la surface, échafaudage compris. Ou partir sur du bois pré-grisé en usine ou du métal laqué, plus cher à l'achat, stable dans le temps. On ne vend pas une finition en promettant qu'elle ne bougera pas : on donne la fréquence d'entretien réelle et son coût, et vous choisissez avec ça en tête.
La lame d'air ventilée et les points singuliers
Un bardage ne dure pas grâce à ses lames. Il dure grâce au vide qui se trouve derrière. Les lames sont fixées sur des tasseaux. Entre le pare-pluie et le dos des lames, il faut au moins 20 mm d'air. Cet air circule : il entre en bas, monte le long du mur, ressort en haut. Le bois qui a pris la pluie sèche par l'arrière. Sans cette lame d'air, l'eau reste piégée. Le dos des lames noircit, puis pourrit, alors que la face visible reste belle. L'entrée d'air, en pied, est fermée par une grille anti-rongeurs. Maille fine : l'air passe, les rongeurs et les insectes non. Même chose en tête, sous le débord de toiture. En haut comme en bas, il faut au moins 50 cm² de passage par mètre de façade. Aucune lame ne descend à moins de 20 cm du sol fini : plus bas, la pluie rejaillit et mouille le bois en permanence. Restent les points singuliers. Aux angles, les tasseaux sont doublés : chaque face a son appui, et le vide continue de tourner. Aux tableaux de fenêtre, l'habillage ferme la vue sans fermer la circulation. Au-dessus d'une baie large, on rouvre un passage, sinon l'air stagne sous le linteau. Une fois les lames posées, vous ne voyez plus rien de tout ça. C'est pourtant ce qui décide de la durée de vie.
Matériaux et durées de vie
| Matériau | Durée de vie | Entretien | Prix indicatif |
|---|---|---|---|
| Douglas | 30 à 50 ans si la lame d'air est correcte | Aucun si on laisse griser · saturateur tous les 3 à 5 ans pour garder la teinte | 65 à 145 €/m² posé (indicatif FR) |
| Mélèze | 40 à 60 ans | Aucun si on laisse griser · fixations inox impératives | 115 à 260 €/m² posé (indicatif FR) |
| Red cedar | 50 ans et plus | Très stable, peu de jeu dans les lames | 100 à 165 €/m² posé (indicatif FR) |
| Bardage métallique laqué | 40 à 50 ans | Lavage à l'eau, contrôle des fixations et des cornières | 85 à 205 €/m² posé (indicatif FR) |
Fourchettes du marché, indicatives. Le devis est établi après visite.
Entretien courant
- Un passage par an au pied du bardage : c'est la première rangée et les arrêts bas qui vieillissent en premier.
- Garder les gouttières et les descentes en état : un débordement régulier ruine un bas de bardage plus vite que dix hivers.
- Laisser la ventilation libre en pied et en tête, sans terre, sans plantation collée au mur, sans isolant qui bouche l'entrée d'air.
- Saturateur seulement si vous tenez à la teinte d'origine : à repasser tous les 3 à 5 ans, sur l'ensemble de la façade, accès compris.
Prix & devis
Chaque chantier est différent : le prix d'une intervention bardage dépend surtout de :
- L'essence ou le matériau retenu : entre un douglas brut et un mélèze, le prix au mètre carré peut doubler à surface égale.
- La surface développée, mais surtout le linéaire d'angles, d'encadrements de fenêtres et d'arrêts : c'est là que passe le temps.
- Le support : mur en granite, parpaing ou brique ne demandent ni les mêmes chevilles ni le même temps de perçage.
- L'état de l'ossature existante en cas de remplacement de lames, et la présence ou non d'un pare-pluie derrière.
- L'accès et la hauteur : pignon complet avec échafaudage, ou soubassement traité depuis le sol.
Le chiffre arrive après la visite, pas avant. Et il ne bouge plus une fois le devis signé.
Les questions qui reviennent — Bardage
Combien coûte un bardage posé au m² ?
Les fourchettes de marché en France vont d'environ 65 à 145 € le m² posé en douglas, 100 à 165 € en red cedar, 115 à 260 € en mélèze, et 85 à 205 € en bardage métallique laqué. Chiffres indicatifs, fourniture et pose comprises. Une façade simple et bien dégagée descend dans le bas de fourchette ; une façade découpée avec beaucoup de fenêtres monte, parce qu'on facture du temps d'encadrement, pas des mètres carrés pleins.
Un bardage isole-t-il la maison ?
Pas par lui-même. Seul, il protège le mur de la pluie et coupe le vent, rien de plus. Ce qui isole, c'est l'isolant qu'on peut poser entre le mur et l'ossature : c'est un autre chantier, avec d'autres épaisseurs et d'autres finitions au pourtour des fenêtres. Sachez aussi que nous n'avons pas la qualification RGE et que nous ne constituons aucun dossier de financement : si votre projet en dépend, dites-le au premier contact.
Peut-on barder un mur en granite ?
Oui, et c'est fréquent ici. Le point à traiter est la fixation : on perce et on cheville dans la pierre, pas dans le joint, avec un matériel adapté et un temps de pose plus long que sur un mur en parpaing. On vérifie aussi que le mur est sec et qu'il le reste : un bardage posé sur un mur qui prend l'eau par ailleurs ne fait que masquer le problème.
Quelle TVA s'applique ?
En rénovation sur une maison de plus de deux ans, c'est 10 %, et ça couvre la quasi-totalité des chantiers de bardage. Le taux plein de 20 % ne s'applique qu'en construction récente. Le taux retenu figure sur le devis avec l'attestation à signer, et il ne bouge plus ensuite.